Ecoles du Monde
La boite à merveilles d'Ahmed Sefrioui : Résumé,analyse et études - Activités de langue



Le double "je" :


le je narrant et le je narré.

Le je narrant:
Le je narrant, c'est celui qui narre, qui raconte : c'est l'autobiographe en train d'écrire l'histoire de son passé. C'est l'auteur qui jette un regard d'adulte sur son passé.
Ex: - Je n'ai pas encore oublié ces instants.Seigneur! je me souviens. Je me souviens de cette solitude vaste comme les immenses étendues des planètes mortes. ( In la Boite à Merveilles)
-Moi, je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j'en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d'hier. ( In la Boite à Merveilles)
- Il me reste cet album pour égayer ma solitude.
( In la Boite à Merveilles)

Le je narré:


Le je narré, c'est le protagoniste de cette histoire racontée, de ce vécu. C'est le personnage au moment de l'action au passé.Il n 'a pas encore l'experience de l'adulte et son regard garde ensore l'innocence de son enfance.

Ex: je n'étais qu'un enfant , Seigneur.Je ne savais pas que le jour naissait de la nuit... ( In la Boite à Merveilles)
A six ans, j'étais seul, peut être malheureux. ( In la Boite à Merveilles)
Je comprenais le langage des oiseaux et de bien d'autres bêtes encore.
( In la Boite à Merveilles)

Les temps du récit, dans l'incipit de la Boite à Merveilles.


Une ouverture au présent

Le présent de l'indicatif a des valeurs différentes selon son emploi. Deux valeurs sont à retenir dans notre cas.

Le présent de l'énonciation : il correspond au moment où l'on parle.

Je songe / Je ne dors pas / Ma solitude ne date pas d'hier Ma solitude ( aujourd'hui, en ce moment)

Je vois P3 5 (maintenant que je parle) / Il me reste cet album pour égayer ma solitude P6 je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance / A bien réfléchir, je n'aime pas les bains maures P11.

Ce présent annonce un énoncé ancré dans la situation d'énonciation. Il révèle la présence d'un narrateur adulte et du moment d'écriture (moment de la parole, de l'énonciation). Il lui permet aussi de faire des commentaires. Ce temps est courant dans des genres littéraires comme l'autobiographie.

Le présent de narration : il s'emploie pour rapporter des actions passées en les rendant plus « vivantes », plus actuelles, donne une impression de direct.

Ainsi Sefrioui a recours à ce présent pour rendre cette scène qui appartient au passé et la montrer avec un effet précis.

Au présent: « Je vois » Ennoncé ancré dans la situation, présent de énonciation Au passé, l'enfance... Un petit garçon de six ans dresser un piège pour attraper un moineau Il (l'enfant) désire tant ce moineau /Il ne le martyrisera pas / Il veut en faire son compagnon Il court / Il revient s'asseoir sur le pas de la porte / Le soir , il rentre le cœur gros P3

Le MARDI, jour néfaste pour les élèves du Msid me laisse dans la bouche un goût d'amertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre. Il faisait froid.....

L'imparfait pour enchaîner

Le premier chapitre de la Boîte à Merveille est dominé par l'imparfait. Ce temps permettra au narrateur de peindre les lieux réels de son enfance, la ruelle, l'impasse , la maison, la salle du msid, les personnages qui l'ont marqué et le monde fabuleux dans lequel il trouvait refuge.

Deux valeurs à souligner

L'imparfait associé au passé simple, le premier pour décrire le cadre, le second pour dire la succession des événements.

Portrait + cadre de l'action

« L'école était à la porte de Derb Noualla. Le fqih, un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient constamment des flammes de colère, habitait la rue Jiaf. Je connaissais cette rue. Je savais qu'au fond d'un boyau noir et humide, s'ouvrait une porte basse d'où s'échappait toute la journée, un brouhaha continu de voix de femmes et de pleurs d'enfants. »

Cadre + actions

« Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Après avoir payé soixante-quinze centimes à la caissière nous commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës.......je retirai mes vêtements et restai tout bête, les mains sur le ventre....

Dans les salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la température, finirent par m'anéantir. Je m'assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. Je me demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, courraient dans tous les sens, traînant de grands sceaux de bois débordants d'eau bouillante qui m'éclaboussait au passage. » P9/10

L'imparfait pour un énoncé ancré dans la situation d'énonciation Il faudrait relier ce temps au présent d'énonciation. Les deux se confondent.

« A six ans, j'avais déjà conscience de l'hostilité du monde et de ma fragilité. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la chair au contact de la baguette de cognassier. » P20

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Par Mr Daif Abdelaziz





La gradation: le gradation est une figure de rhétorique consistant en une succession d'expressions allant par progression croissante ou décroissante.
exp: viiles, nations, millions de peuples.

La métonymie: c'est une figure qui vise le contenat pour le contenu, la cause pour l'effet, matière pour l'objet.
exp: Ils burent un verre ensemble. À l'entrée des joueurs, le stade s'est levé.

l'euphémisme:un euphémisme est une figure de rhétorique qui consiste à atténuer ou adoucir une idée déplaisante.
exp: C'est une femme d'un certzain age, il repose en paix..

La litote:la litote est une phrase à la forme negative ou non ayant un sens positif. On en dit moins pour en faire entendre plus
exp: Va je ne te hais pas ( Je t'aime).

La periphrase:En conséquence, la périphrase nécessite une bonne connaissance du sujet pour être comprise
exp : le roi de Maroc Mohamed 6),la capitale économique ( casa)..

L'athiprase: c'est dire le contraire de ce qu'on pense
exp: c'est malin ( tu es idiot)..

L'anaphore( ou la repetition): répéter on reprend plusieurs fois le même mot.
exp: rappelle-toi, rappelle-toi Barbara.

Le parellélisme:Le parallélisme est une figure de rhétorique qui consiste à juxtaposer ou à coordonner deux phrases ou membres de phrase ayant une structure identique.
exp: Femme noir, femme obscure...

la synecdoque: on emploi un mot qui fait partie de la personne dont on va parler
exp: Le fer= l'épée, jean=pantalon en jean.

l'hyperbole: on emploi des termes trop fort et exagérés.
exp:La liberté, c'est le bonheur, c'est la raison, c'est l'égalité, c'est la justice , C'est un géant = c'est un homme de grande taille.

L'oxymore: on fait coexister 2 termes de sens contraire a l'interieur du même groupe.
exp: "Par une froide matinée de décembre" opposition entre "matinée" qui représente le début de la journée et "décembre", mois de la fin d'année.

L'ellipse: on omet des termes qui peuvent se deviner.
exp: Le ciel est nuageux, le temps sombre.

l'anacoluthe: on provoque un écart par rapport à la syntaxe courante.
exp:Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé.




Exercice :



Identifiez la figure de style dans les phrases suivantes:


SUPPORT : Antigone de J.Anouilh

1-Maintenant, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale.
2-Le jardin dormait encore.
3-C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
4-J’ai glissé dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive.
5-Ah ! C’est du joli ! C’est du propre !
6-Allons, ma vieille bonne pomme rouge.
7-Et il y aura les gardes…avec leur regard de bœuf.
8-Tu penses que toute la ville hurlante contre toi…C’est assez,
9-je suis noire et maigre. Ismène est rose et dorée comme un fruit.
10-Et tu risques la mort maintenant que j’ai refusé à ton frère ce passeport dérisoire, ce bredouillage en série sur sa dépouille, cette pantomime dont tu aurais été la première à avoir honte et mal si on l’avait jouée.
11-Ni pour les uns, ni pour ton frère ?
12-J’ai le mauvais rôle et tu as le bon.
13-Tu as toute la vie devant toi….Tu as ce trésor, toi, encore.
14-La vie, c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu’on tient bien dans sa main.
15-On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu’ils trouvent.
16-Tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os.
17-c’est vous qui êtes laids, même les plus beaux.
18-Allons vite, cuisinier, appelle tes gardes !
19-Tu as choisi la vie et moi la mort.
20-Nous allons tous porter cette plaie au côté, perdant des siècles.
21-Oublie-la, Hémon ; oublie-la, mon petit.
22-Tout Thèbes sait ce qu’elle a fait.
23-Antigone ne peut plus vivre. Antigone nous a déjà quittés tous.
24-Crois-tu que je pourrai vivre, moi, sans elle ?
Crois-tu que je l’accepterai, votre vie ?
25-et votre agitation, votre bavardage, votre vide, sans elle.
26-Créon, il en sorti comme un fou. (Il=Hémon).
27-Il est parti, touché à mort.
28-Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir !
29-ce dieu géant qui m’enlevait dans ces bras et me sauvait des monstres et des ombres, c’était toi ?
29-Un vrai petit garçon pâle qui crachera devant mes fusils.
30-Ô tombeau ! Ô lit nuptial ! Ô demeure souterraine !
31-Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque.
32-Et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.
33-Dites, à qui devrait-elle mentir ? À qui sourire ? À qui se vendre ?




LES FIGURES DE STYLE : CORRIGE
SUPPORT : Antigone de J.Anouilh

1-Maintenant, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. (Métaphore).
2-Le jardin dormait encore. (Personnification)
3-C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes. (Personnification)
4-J’ai glissé dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive. (Personnification)
5-Ah ! C’est du joli ! C’est du propre ! (Antiphrase)
6-Allons, ma vieille bonne pomme rouge. (Métaphore)
7-Et il y aura les gardes…avec leur regard de bœuf. (Métaphore)
8-Tu penses que toute la ville hurlante contre toi…C’est assez, (Métonymie)
9-je suis noire et maigre. Ismène est rose et dorée comme un fruit. (Antithèse/ Comparaison)
10-Et tu risques la mort maintenant que j’ai refusé à ton frère ce passeport dérisoire, ce bredouillage en série sur sa dépouille, cette pantomime dont tu aurais été la première à avoir honte et mal si on l’avait jouée. (Métaphore)
11-Ni pour les uns, ni pour ton frère ? (Parallélisme)
12-J’ai le mauvais rôle et tu as le bon. (Antithèse)
13-Tu as toute la vie devant toi….Tu as ce trésor, toi, encore. (Métaphore)
14-La vie, c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu’on tient bien dans sa main. (Métaphore)
15-On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu’ils trouvent. (Comparaison)
16-Tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os. (Comparaison)
17-c’est vous qui êtes laids, même les plus beaux. (Antithèse)
18-Allons vite, cuisinier, appelle tes gardes ! (Métaphore)
19-Tu as choisi la vie et moi la mort. (Antithèse)
20-Nous allons tous porter cette plaie au côté, pendant des siècles. (Métaphore)
21-Oublie-la, Hémon ; oublie-la, mon petit. (Anaphore)
22-Tout Thèbes sait ce qu’elle a fait. (Métonymie)
23-Antigone ne peut plus vivre. Antigone nous a déjà quittés tous. (Euphémisme)
24-Crois-tu que je pourrai vivre, moi, sans elle ?
Crois-tu que je l’accepterai, votre vie ? (Anaphore)
25-et votre agitation, votre bavardage, votre vide, sans elle. (Gradation)
26-Créon, il est sorti comme un fou. (Il=Hémon). (Comparaison)
27-Il est parti, touché à mort. (Hyperbole)
28-Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir ! (Gradation)
29-ce dieu géant qui m’enlevait dans ses bras et me sauvait des monstres et des ombres, c’était toi ? (Métaphore)
29-Un vrai petit garçon pâle qui crachera devant mes fusils. (Métonymie)
30-Ô tombeau ! Ô lit nuptial ! Ô demeure souterraine ! (Métaphore/Périphrase)
31-Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. (Métaphore)
32-Et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée. (Comparaison)
33-Dites, à qui devrait-elle mentir ? À qui sourire ? À qui se vendre ? (Anaphore/Gradation).






La focalisation zéro.

* C'est lorsque le narrateur connaît tout de l'histoire racontée. On parle aussi de « narrateur omniscient ».
* Exemple :
« Vers le milieu du mois d'octobre 1829, monsieur Simon Babylas Latournelle, un notaire, montait du Havre à Ingouville, bras dessus bras dessous avec son fils, et accompagné de sa femme, près de laquelle allait, comme un page, le premier clerc de l'Étude, un petit bossu nommé Jean Butscha. Quand ces quatre personnages, dont deux au moins faisaient ce chemin tous les soirs, arrivèrent au coude de la route qui tourne sur elle-même comme celles que les Italiens appellent des corniches, le notaire examina si personne ne pouvait l'écouter du haut d'une terrasse, en arrière ou en avant d'eux, et il prit le médium de sa voix par excès de précaution. » [...]

(Balzac, incipit de Modeste Mignon, 1844).



La focalisation externe.


* C'est lorsque le narrateur ne rapporte que les apparences extérieures de l'histoire. Le narrateur tient ainsi le lecteur en attente.
* Exemple :
« Comme il faisait une chaleur de tente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.
Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d'encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.
Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d'outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d'ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait du loin dans l'atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d'été.
Deux hommes parurent.
L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.
Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent à la même minute, sur le même banc.
Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. » [...]

(Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881)

La focalisation interne.


* C'est lorsque le narrateur raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il sait et tout ce que pense un personnage.
* Exemple :
« Frédéric, en face, distinguait l'ombre de ses cils. Elle trempait ses lèvres dans son verre, cassait un peu de croûte entre ses doigts ; le médaillon de lapis-lazuli, attaché par une chaînette d'or à son poignet, de temps à autre sonnait contre son assiette. Ceux qui étaient là, pourtant, n'avaient pas l'air de la remarquer. » [...].

(Flaubert, L'Éducation sentimentale, 1869).




Le discours indirect libre

1. Définition:

Comme le discours direct, il rapporte exactement les paroles ou les pensées, mais sans indiquer un changement du système d'énonciation.

Exemples:
-Elle ( Rahma) réussit enfin à les informer. Elle avait perdu Zineb, égarée dans la foule ( in La Boite à Merveilles )
-« Deux compagnons, pressés d'argent,
À leur voisin fourreur vendirent
La peau d'un Ours encore vivant,
Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent.
C'était le roi des ours, au compte de ces gens.
Le marchand à sa peau devait faire fortune ;
Elle garantirait des froids les plus cuisants :
On en pourrait fourrer plutôt deux robes qu'une. » (Jean de La Fontaine, Fables)

2. Repérages:

Le discours indirect libre supprime les guillemets, marques du discours direct, et les temps des verbes deviennent ceux du discours indirect, sans subordination. De ce fait, il est parfois difficile d'établir la distinction entre ce qui appartient au locuteur premier, et ce qui appartient au locuteur second. Souvent, il vient après un discours indirect introduit par "que", ou après une remarque sur l'état d'âme du personnage; c'est alors un moyen de le repérer.

3. Effets:

Assez fréquent chez La Fontaine, au XVIIe siècle, le discours indirect libre apparaît surtout dans le roman, à partir du XIXe siècle. Comme le discours direct, il donne au personnage de la présence, et le caractérise. Mais il permet aussi de conserver cette présence même lorsqu'il s'agit d'un propos général prononcé par aucune personne particulière, mais représentatif d'un groupe, d'un type social.


4. Le monologue intérieur:

On parle de monologue intérieur lorsque le discours indirect libre rapporte longuement la pensée d'un personnage.

Le monologue intérieur est donc une technique littéraire censée exprimer le cheminement désordonné de la pensée intime, non pas du point de vue extérieur (oral avec un ou plusieurs auditeurs) d'un personnage mais d'un point de vue intérieur.

Le lecteur est installé dans la pensée du personnage qui devient narrateur. Le déroulement ininterrompu du monologue se substitue à la forme usuelle du récit. Le monologue intérieur joue un rôle important dans le renouvellement du roman au XXe siècle devenant « l'un des emblèmes de la modernité romanesque » (J.-P. Bertrand).

La transformation du discours direct en discours indirect.


I- Les échanges des personnes:



Si le sujet de la phrase du discours direct est à la première personne du singulier ou du pluriel, il prend la même personne que le sujet du verbe introducteur lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple 1: Il annonce: « Je vais recevoir mes amis demain » Il annonce qu'il va recevoir ses amis demain.

Exemple 2: Vous déclarez: « nous serons prêtes dans quelques minutes » Vous déclarez que vous serez prêtes dans quelques minutes.
Quand le sujet de la phrase du discours direct est à la deuxième personne du singulier ou du pluriel, lors du passage du discours indirect ce sujet se met à la même personne que le C.O.I. du verbe introducteur.
Exemple: Il me demande: « Viendrais-tu à mon anniversaire? » Il me demande si je viendrais à son anniversaire.
Lorsque le sujet de la phrase au discours direct est à la troisième personne du singulier ou du pluriel aucun changement ne s'opère.
Exemple: J'affirme: « Marie est belle » J'affirme que Marie est belle.

II- Les échanges des temps verbaux:



Si le verbe introducteur est au présent ou au futur de l'indicatif, aucun changement ne s'impose.
Exemple 1: Il lui assure: « Je suis sincère » Il lui assure qu'il est sincère

Exemple 2: Le professeur nous demandera: « étiez-vous attentif? » Le professeur nous demandera si nous étions attentif.

Si le verbe du discours direct et au mode impératif nous avons le choix entre deux possibilités:
a)- remplacer l'impératif par l'infinitif précédé par une préposition:

Exemple: Il lui dit: « Viens chez moi » Il lui dit de venir chez lui.
b)- remplacer l'impératif par le mode subjonctif:

Exemple: Il lui dit: « viens chez moi » Il lui dit qu'il vienne chez lui.
Quand le verbe introducteur est à un temps du passé (n'importe lequel) et que:
Le verbe du discours direct est au présent ou à l'imparfait, lors du passage du discours direct au discours indirect le temps du verbe est l'imparfait.
Exemple: Il a dit: « je voulais boire » Il a dit qu'il voulait boire.
Le verbe du discours direct est au plus-que-parfait, lors du passage du discours direct au discours indirect le temps ne change pas.
Exemple: Il a dit: « je m'étais trompé » Il a dit qu'il s'était trompé.
Le verbe du discours direct est au passé simple ou au passé composé, lors du passage du discours direct au discours indirect le verbe se met au plus-que-parfait.
Exemple: Jean affirma: « mon frère mangea (a mangé) son fruit » Jean affirma que son frère avait mangé son fruit.
Le verbe du discours direct est au futur simple, il se met au conditionnel présent lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple: L'employé déclare: « je démissionnerai » L'employé déclare qu'il démissionnerait.
Le verbe du discours direct est au futur antérieur, il se met au conditionnel passé.
Exemple: Il l'a assuré: « je serai arrivé avant toi » Il l'a assuré qu'il serait arrivé avant lui.
Le verbe du discours direct est au subjonctif présent, il se met au subjonctif imparfait lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple: Il a dit: « il faut qu'il comprenne » Il a dit qu'il fallait qu'il comprît.
Le verbe du discours direct est au conditionnel présent ou passé, il garde le même temps et le mode.
Exemple: Elle pensa: « elle aurait pu partir » Elle pensa qu'elle aurait pu partir.

III- Les échanges des adverbes et des indicateurs de temps:



Quand le verbe introducteur est à un temps du passé, des changements sont opérés au niveau des adverbes et des indicateurs de temps:
Aujourd'hui ce jour-là.
Exemple: Il lui a demandé: « viens-tu aujourd'hui? » Il lui a demandé s'il venait ce jour-là.
Hier la veille.
Exemple: Jeanne interroge son fils: « as-tu bien dormi hier? » Jeanne interroge son fils s'il avait bien dormi la veille.
Demain le lendemain.
Exemple: Il annonce: « je venais demain » Il annonce qu'il viendrait le lendemain.
Après demain sur le lendemain.
Exemple: Claudine a annoncé à son mari: « je voyageais après demain » Claudine a annoncé à son mari qu'elle voyagerait sur le lendemain.
Ici là-bas ou là.
Exemple: Paul demanda à sa femme: « seras-tu ici le jour de ton anniversaire? » Paul demanda à son femme si elle serait là le jour de son anniversaire.
Dans quelques jours quelques jours plus tard.
Exemple: La directrice déclara: « la nouvelle employée arrivera dans quelques jours » la directrice déclara que la nouvelle employée arriverait quelques jours plus tard.
Si le verbe introducteur est au présent ou au futur aucun changement ne s'impose (au niveau des temps, des modes, adverbes et des indicateurs de temps).
Exemple: L'enfant demande à son père: « quand nous irons au spectacle demain ou dans quelques jours? » l'enfant demande à son père quand ils iront au spectacle demain ou dans quelques jours.
A suivre :
-Epreuves & test global (Tête de page)
-Livre d'or (Tête de page)



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La boite à merveilles d'Ahmed Sefrioui : Résumé,analyse et études - Activités de langue (Ecoles du Monde)    -    Auteur : mustapha rodvane - Maroc


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