Société
Parlons Histoire !!!
préambule et objectifs du blog


Chers lecteurs et lectrices, historiens et historiennes, chercheurs et assimilés, fans de la culture et des enquêtes, bloggeurs, bloggeuses, bienvenus dans le site du débat, des recherches et du partage des idées !!!


Le mot qui suit et qui tient lieu de préambule et d’interface à ce site doit être pris au sérieux et dans aucun cas ne saurait être négligé dans le cas de quelconques informations qui seraient non-fondées, exagérées ou hirsutes !!

Comme dit plus haut, ce site est crée exactement le 09 novembre 2010, consécutivement aux problèmes rencontrés par les passionnés de la chose historique et qui face aux difficultés d’accès aux sources ne savent où donner de la tête. Il est l’œuvre de quatre jeunes, dynamiques et perspicaces camerounais de formation historienne(les colonnes suivantes nous disent plus sur les fondateurs du site). En effet, le site est conçu de manière simple mais efficace ; le contenu comme la conception est fiable du fait qu’il est le fruit de brillants esprits de culture qui y ont mis de leur sueur et de leur matière grise. Les informations et les publications qui paraissent dans ce site sont à prendre très au sérieux du fait qu’ils ont été le fruit des recherches et des lectures les plus variés soit des concepteurs du site soit des partenaires.

Dans ce site, vous trouverez des comptes rendus des grands classiques de l’histoire du Cameroun, des pays du monde, des interviews des grandes personnalités et des tenants de la discipline Histoire ; nous vous proposons par ailleurs des bons plans dégotés ça et là à travers la toile, en fait, nous nous évertuons à faire le travail de recherches pour vous faciliter la tâche et ainsi simplifier des heures de fouilles vaines à travers l’immensité des sites web qui ne vous sont pas relatifs à vos demandes ou qui ne donne pas avec exactitude l’information requise.
Finie la navigation à vue, ce site vient à point nommé pour une modeste contribution dans le riche domaine de la science historique ; premier du genre, le risque de méprise dans certaines données du site pourrait être sujet de vos critiques qui sont les bienvenus dans le cadre du Forum ouvert à cet effet.
Sans plus tarder, découvrez notre modeste part à la restitution de la vérité historique et par la même occasion à la reconstitution de la culture camerounaise, par delà africaine, ceci à travers son passé, son présent et ses perspectives d’avenir !!!
A consommer sans modestie


Christian-Williams Kakus !!
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résumés de livres
Le livre de la semaine du 18/11/2010

Publié en Mai 2010 par les éditions Magolo Makélé, l’œuvre de Max Magloire Nlaté, “Les assassins geôliers du fils de la mère singe “ s’érige comme une œuvre qui entre dans le profond passé tumultueux de l’histoire encore mal connue de l’Afrique et en particulier du Cameroun.
En première de couverture de cet ouvrage richissime et chargé d’histoire mise à jour, l’on voit un dessin de notre mère Afrique représentant une sorte de flamme dense ayant à la base des flammes jaunes surement en signe du long passé tortueux dudit continent ; au sommet, montent un semblant de flammes vertes qui représentent sans aucun doute celles de l’espoir d’un continent meilleur. Tout au centre de la figure ressort le chiffre “5“ écrit avec les drapeaux de tous les pays de l’Afrique noire, le “0“ écrit en rouge est sans aucun doute la symbolique du sang versé à flot durant la période noire de l’histoire africaine qui va du17ème au 19ème siècle( nous ne négligeons pas le cas des indépendances acquises en 1975 dans les colonies portugaises d’Afrique noire).un homme emprisonné dans une cage est enfermé par le cercle du “0“ et reliée en même temps à un négrier, pas besoin de dire ce que cette image signifie pour tout africain. Ce tableau est d’autant plus parlant qu’il montre deux personnes baignant dans leur sang, est-ce ici une peinture de l’ancienne ou de la nouvelle agonie du continent noir ? Une chose est sure c’est que le tableau de cette première de couverture parle de lui-même et nous dit à l’avance ce que nous allons lire dans l’œuvre.
La quatrième de couverture, elle, est moins parlante. Elle nous donne une biographie de l’auteur mais plus important encore, un bref résumé et un perpétuel questionnement sur notre devenir. Tout ceci sur un fond noir nous informe de ce qui nous attend, un avenir peu assuré, le bout du tunnel qui est semble t-il beaucoup plus loin qu’on ne le pense.

L’œuvre proprement dite
Ecrite dans le contexte particulier qu’est celui des cinquantenaires des indépendances de plusieurs pays de l’Afrique noire qui ont acquis leur autonomie dans les années 60 après de longues luttes nationalistes, l’ouvrage est une pièce de théâtre conçu en 7 tableaux ; on y lit un Avant propos qui critique fortement l’attitude du Président Sarkozy, « l’homme de Dakar » qui ne reconnait pas une Afrique prête pour la démocratie ni une bonne auto gérance lors de son discours du 26 juillet 2007 à Dakar : « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entrer dans l’histoire».
Magolo Makélé, le fils de la mère singe est un brillant étudiant, amoureux de Ebélé qui elle, est la fille du Ministre ; celui-ci s’étonne toujours qu’après un parcours universitaire sans faute et une réussite douteuse à un concours, l’intégration tarde à venir ; en effet, le Ministre qui veut parrainer son futur gendre dans les cercles vicieux et maffieux du gouvernement se voit refuser cette offre par le jeune homme. L’homme d’Etat va donc envoyer ses sbires garder la porte du jeune homme de jour comme de nuit, ceci dans le seul but de le persuader, le fils de Mengue la mère singe est dés lors consigné dans sa chambre contre sa volonté. Fort heureusement, la fraternité estudiantine aidant, il appellera les voisins à la rescousse et sera libéré…
Cet ouvrage que commet M.M Nlaté revient sur le problème de la méritocratie au Gondwana, le difficile problème de l’intégration après les formations de nos futurs cadres et surtout la réalité de nos hommes d’Etat, sectaires à la solde du Blanc. C’est aussi le récit de périodes troubles de notre histoire occultée jusqu’ici et qui pendant longtemps est restée taboue…
Ce chef d’œuvre est juste à déguster sans modération, dans les règles de l’art. Retenons enfin avec M.M. Nlaté que « il n y’a pas d’innocence qui vaille, soit on met la main dans la pâte, soit on continue de manger le pain issu de la pâte que les autres ont pétrie pour nous il y’a cinquante ans ».

Par Christian-Williams Kakus

EDMOND J. KELLER, second edition in phylis martin and Patrick O’Meara, Indiana university press, Bloomington 1980.

AFRICA
Décolonisation, independence and beyond.


La Gold Coast (Ghana) en 1957 devient le premier pays d’Afrique noire à obtenir son indépendance. Durant les 23ans qui vont suivre, plusieurs autres colonies d’Afrique subsaharienne vont là suivre. En 1986, les seules colonies qui sont encore sous la domination blanche sont la Namibie et l’Afrique du Sud. Les protestations des noirs et les mouvements de libération nationale à travers la guérilla luttent contre l’Apartheid en Afrique du sud et en Namibie pendant les années 1970-1980.Ce régime maintient cependant fermement ses engagements et sa résolution de la suprématie blanche dans tous les aspects de la société. Un grand nombre d’Etats Africains indépendants luttent sous le poids d’une lourde et sévère crise économique dans les années 1980. Certains observateurs cyniques commençaient à se demander ce qu’a apporté la décolonisation notamment avec des vices tels la corruption, la sécheresse, la crise économique et la politique erronée des leaders Africains. Dans le contexte de l’indépendance politique,un examen attentif du processus de décolonisation ne révèle pas toujours le même acheminement dans les possessions coloniales françaises anglaises et belges. Bien qu’il y ait des similitudes dans la manière dont les puissances coloniales abordaient le processus de décolonisation en Afrique .Il y a bien entendu des cas exceptionnels dans quelques circonstances ,des traits spéciaux de certaines colonies que ce soit la France, la Grande Bretagne, le Portugal ou la Belgique, ils les forçaient a entrer dans des modèles similaires,par exemple les mouvements de décolonisation en Algérie, en Angola, au Mozambique,en Guinée Bissau et dans une certaine mesure au Zaïre et au Kenya était un processus très violent qu’en Cote d’Ivoire, en Haute Volta, en Tanzanie et en RCA .

La deuxième guerre mondiale est une époque critique de l’histoire de la colonisation en Afrique, une période caractérisée par des événements qui ont fondamentalement affecté les relations entre Africains et colons. Plusieurs africains ont été incorporés dans les armées par les puissances coloniales pour servir dans divers domaines notamment comme soldats, porteurs, serviteurs, cuisiniers et chauffeurs. Dans plusieurs cas, l’expérience acquise a permis aux Africains de voir un autre visage de leurs maîtres Européens. Plutôt qu’être invincible, s’auto protéger, impassibles dieux, les soldats Européens démontraient qu’ils étaient humains au même titre que les africains; qu’il y’a des Européens riches et pauvres. Chez eux, ils vivent dans des taudis tout comme dans des lotissements luxueux. En outre, dans le champ de bataille ils montraient qu’ils avaient peur et qu’ils étaient faibles comme tout le monde, et donc il faut se battre pour être libre. Pour les soldats africains, le fait de se battre côte à cote avec les Européens eu un impact énorme sur leur mentalité. Ces Africains ont de ce fait acquis la confidence qu’ils pouvaient influencer leur propre destin s’ils étaient disposés à passer à l’action et faire des sacrifices pour ce qu’ils désiraient. Après la guerre, plusieurs d’entre eux commencent à réclamer plus d’éducation formelle et un plein rôle dans l’économie. Pour cela ils devaient à la base savoir parler, écrire, et lire la langue du colonisateur. Beaucoup d’étude pouvait donc aboutir à une insurrection ce qui ne réjouissait le régime colonial. Seuls quelques africains avaient eu suffisamment de chance de voyager pour l’Europe et les USA afin de poursuivre leur études supérieures. C’est de ce petit groupe instruit qu’immerge les mouvements nationalistes ce qui n’était la politique d’aucune puissance coloniale.

La nécessité de l’expansion économique dans les colonies va imposer l’entré en scène des Africains pour jouer un rôle purement technique au départ. La pression exercée pour intensifier l’essor économique colonial va mettre un accent sur le recrutement d’une main d’œuvre moins qualifiée, qualifiée et professionnelle.
Les Africains qui gagnaient les salaires en ville vont faire émerger une nouvelle classe et commencer à réclamer des opportunités économiques et l’équité dans la société d’après guerre .N’ayant pas assez d’alternative, les Européens forment désormais les noirs qui vont occupés des postes bureaucratiques et techniques. L’éducations des Africains à jouer un grand rôle dans la conduite de leur pays vers l’autonomie ; elle a fait naître une nouvelle classe avec les actions de Kwame Nkrumah du Ghana et Jomo Kenyatta du Kenya qui avaient fait des études en Europe et en Amérique et eu l’occasion d’échanger leurs idées sur la manière dont les Africains doivent entretenir des relations avec la situation coloniale. Plusieurs rencontres organisées avaient eu un impact formateur sur les futurs leaders de l’indépendance de l’Afrique. La plus fameuse de ces rencontres reste celle tenu à Manchester en 1945, au cours de laquelle les délégués Africains approuvèrent les résolutions condamnant le colonialisme ou qu’il existe et appelèrent à diverses reformes économiques et sociales, ils s’engageaient aussi a lutter pour leur liberté. Avaient assisté à cette conférence le Kenyan J. Kenyatta et le ghanéen K. Nkrumah.
Les Africains commencent à organiser des campagnes pour indépendance dans les années 1940. La stratégie adoptée dépendait de la situation locale ; La synchronisation des mouvements nationalistes Africains résultait d’un effort consciencieux pour ces nationalistes de capitaliser les opportunités résultant de l’instabilité du climat politique international d’après guerre.
En effet, après la guerre, les points de vue libéraux et anticolonialistes dominent les puissances coloniales. La France était confrontée à des pressions croissantes de l’indépendance dans des colonies d’Indochine et d’Afrique du Nord, le royaume unie faisait face à une situation similaire dans ses colonies du moyen orient et en Inde ; les Belges de leur coté étaient ruinés par les disputes politiques internes entre libéraux et conservateurs ; ecclésiastes et antiecclésiastes.
En ce qui concerne le nationalisme Africains et les indépendances, il faut noter que la présence ou l’absence des Européens dans la colonie influençait généralement le rythme et les motifs de la décolonisation sans tenir compte de la puissance coloniale.
Les puissances coloniales accueillaient favorablement la notion d’autonomie là ou les colons n’étaient pas installés. Par contre, là ou les Européens étaient installés le processus de colonisation était généralement caractérisé par de violents conflits entre ceux-ci et les Africains.
Le cas de Gold coast représente un cas classique de l'approche Anglaise de la colonisation en l’absence considérable des populations blanches.
Le Ghana est le premier pays de l’Afrique Sub-saharienne à obtenir l’Indépendance. Le leader du mouvement nationaliste de l’Indépendance est Kwame Nkrumah. Il rentre au Ghana après des études supérieures en Amérique en 1947 et devient politiquement actif .Il est secrétaire de l’UGCC. Il était Avocat de la non-violence et d’une action directe. Il orchestre des campagnes positives entre 47 et 57 et intensifie les activités de l’UGCC en obtenant 500 bureaux à travers la colonie tous capables de soulever une protestation locale. En 49, en réaction à la hausse des prix des denrées alimentaires à Accra, des émeutes éclatent. Nkrumah est jeté en prison. A sa sortie, il refuse de modérer son approche pour marchander avec les anglais et est ainsi obligé de créer son propre parti politique progressiste le CPP avec pour devise (autodétermination maintenant). Les modères de l’UGCC essayaient de travailler en collaboration avec les anglais et formulaient des propositions pour la décolonisation. Le CPP utilisa cela comme une opportunité pour s’autoproclamer plus grand représentant légitime de l’espoir et l’aspiration des populations ghanéennes. Il devient une figure charismatique enrichit par sa réputation comme le (père du nationalisme africain).
En 51, alors que Nkrumah est incarcéré, des élections générales qui devaient conduire le pays à l’autonomie sont organisées. Le CPP l’emporte en écrasant l’UGCC en 90% soit 34 des 38 sièges municipaux et l’assemblée. Les anglais vont ainsi demander à Nkrumah dès sa sortie de prison de former son gouvernement. L’indépendance est proclamée le 6 mars 57. Le processus de décolonisation des autres colonies anglaises ou l’on note l’absence des colons notamment le Nigeria, le Tanganyika, le Cameroun et l’Ouganda sont similaires au Ghana.
Le Kenya par contre était caractérisé par l’établissement des européens. A partir des années 20, les anglais encouragent le départ et l’installation des Européens dans ce qu’ils appelaient le (White man’s land) connu pour ses fertiles et douces régions montagneuses. Les européens affluent au Kenya et exproprient les africains qui sont obligés de travailler dans les réserves et plantations européennes. Leur situation était assez semblable à celle de l’Afrique du Sud.
Les colonies françaises à l’exception de l’Algérie ne comptent pas de populations blanches. L’indépendance était donc une possibilité dans plusieurs colonies françaises en Afrique Occidentale et équatoriale. Lorsque le référendum est organisé dans ces territoires en 1958 suite à des désagréments sur le rôle de la France dans la révolution d’Algérie, la quatrième république s’effondre.
Le 28 Septembre 58 au cours du référendum qui portait sur la question d’adhérer à la communauté française ou bien de faire sécession, seul la Guinée Conakry vota pour l’indépendance. Deux ans plus tard les autres territoires vont reconsidérer leurs décisions et réclamer l’indépendance.
Le Congo belge était lui aussi caractérisé par la présence des européens. La Belgique commence à envisager à contre cœur l’idée d’une majorité africaine dans l’administration et plus tard l’indépendance. En 1957, les Africains sont déjà impliqués dans la politique à travers leurs associations avec les groupes politiques européens qui avaient crées des branches dans le territoires par des associations ethniques.
La Belgique pratiquait une politique de partenarialisme pragmatique en déclarant qu’elle domine les Africains pour mieux les servir. L’assistance à l’état colonial était supportée par une trinité platonique qui incluait la bureaucratie coloniale et l’église catholique. L’Etat régularisait les croyances africaines et les missions enseignaient aux Africains à accepter leur état de subordonné.
A l’ère de l’après guerre, la Belgique commence à cultiver la sélection de la classe bourgeoise avec l’intension de créer une classe indigène tampon éduqué dans la culture belge et supportant le système. Contrairement à ce qu’espéraient les belges, plusieurs élites commençaient à questionner l’existence contradictoire de la société coloniale. Elles étaient largement inspirées par la lutte nationaliste qui s’opérait dans les autres colonies d’Afrique et par les écrits d’un professeur belge qui en 1955 publie des propositions sur l’indépendance du Congo. En 1959 le mouvement national congolais le MNC, un parti non éthnique avait des bureaux dans toute la colonie. Il n’eut pas le temps de se constituer en parti politique dominant lorsque la fièvre de l’indépendance s’étendit. Les efforts belges pour contenir l’indépendance vont conduire à la violence. En réponse à ces pressions, une conférence est organisée à Bruxelles en janvier 1960 pour discuter des questions de l’indépendance. Six mois plus tard malgré les protestations des Européens installés au Congo, l’indépendance du Congo était née. Un certain nombre de facteur sont à considérer ; le poids du sentiment anticolonial en Belgique, le coût élevé de garder la colonie, le peu d’enthousiasme des Belges de s’engager dans une violente action contre la vague d’indépendance.
Le facteur dans l’Afrique lusophones qui a déterminé le caractère de la lutte nationaliste n’était surtout pas le nombre de blancs présents en Afrique ; c’était la façon dont le Portugal considérait ses colonies. Elles étaient en effet considérées comme l’appendice de la métropole. La chute des leaders politiques se justifie par l’envoi au pays du budget annuel pour les affaires militaires et ceci pour garder le contrôle de la colonie.
A la fin, le poids de l’opinion politique anticolonialiste inspire un coup d’état militaire au Portugal en avril 1974 qui introduit un esprit réformiste au régime militaire.
L’économie et le prix à payer pour conserver ses colonies avaient poussé la société portugaise à entrer dans une sévère période d’instabilité politique. Ce qui expliquait le sens du rythme du désengagement portugais de Afrique La Guinée Bissau obtient son indépendance en 1974 suivie par le Mozambique et l’Angola en 1975.

une contribution de Fouda Nguini Marcellin Rolland !!!
SYLVAIN SO0ORIBA CAMARA , la Guinée sans la France , presses de la fondation nationale des sciences politiques ; 1976 .
Lorsqu’il revient au pouvoir en 1958 à la suite de la révolte à Alger , le 13 Mai du groupe de civils et militaires défenseurs de l Algérie française , le général DE GAULLE se trouve placé devant une union française en effervescence . Les revendications de l’autonomie font de plus en plus place à celles du droit à l’indépendance ; le général DE GAULLE admet la nécessité du changement . Pour éviter la dislocation de ce qui reste de l’empire français, il propose des réformes qui tiennent compte des aspirations des T.O.M mais pas suffisant pour empêcher la naissance des conflits.
Dans les territoires d’outre mer, ; les revendications d ‘autonomie qui avaient été étouffées au lendemain de la deuxième guerre mondiale réappartissaient dés 1956 . Elles sont encouragées par la mauvaise application de la constitution de la 4e république. Dés l’application de la loi cadre, les révendications africaines sont nouveaux réformées ,mais cette fois avec plus d’impatience . Ainsi en Janvier 1957, le premier congres du parti qui lutte pour l’union des Africains face à la métropole, la convention africaine, animée par SEDAR SENGHOR du Sénégal, demande l’autonomie interne de chaque territoire. La convention africaine se montre plus progressive et plus ferme dans ses propos, que les deux autres partis interterritoriaux concurrant le R.D.A et le mouvement socialiste de LAMINE GUEYEBAKARY DJIBO du Niger et IBRAHIMA BOERY de Guinée. En Septembre 1957, le parti africain de l’indépendance ( P.A.I ) a LA VEILLE D’UN GRAND événement POLITIQUE , le 3eme congres du R.DA. tenu du 25 au 30 septembre . Au cours des débats SEKOU TOURE fait triompher contre HOUPHOUET BOIGNY. Pour éviter la scission du mouvement, une résolution de compromis est adopté, qui propose à la France une communauté fédérale mais demande la démocratique des exécutifs fédéraux existant . A la suite de ce congres, tous les partis sauf le P.AI partisan de l’indépendance immédiate, engage une action en vue de leur unification et de l’autonomie . En Mars 1958, un autre nouveau parti est crée ; le PARTI DU REGROUPEMENT AFRICAIN. Mais le RDA ni adhère pas . Ainsi, le général DE GAULLE porté au pouvoir crée un comité consultatif constitutionnel. Cependant, avant que ce comité ne commence ses travaux, se tient à COTONOU du 25 au 27 Juillet un conseil consultatif du PRA qui sous la pression des jeunes intellectuels , abandonnent le projet de république fédérale française et demande l’indépendance immédiate dans le cadre d’un système confédéral associant à la France les fédérations de l’’ AEF, de l’ AOF .
Devant le comité consultatif constitutionnel, DE GAULLE prend position pour le deuxième courant ;celui de la fédération franco- africaine . En écartant l’idée de d’indépendance, il déçoit la majorités des AFRICAINS. Il blesse d’ailleurs leur amour propre. Quand il assortit ses d’un chantage : FéDéRATION ou SECCESSIO N avec ses conséquences
Le 28 Septembre, le referendum a lieu . La nouvelle constitution est adoptée par tous les territoires à l’exception de la Guinée. Au Niger , M. BAKARY DJIBO est battu et doit abandonner le pouvoir au profit de son rival HAMANI . Du rejet de la communauté française par la Guinée, va naître entre ce pays et la France un long conflit . Toutefois , il est à noter qu’un décret de l’application de la loi cadre GASTON DEFFERE accorde l’ autonomie interne au Togo , le décret du 24 Août 1956 , et l’ évolution politique de la GOLD COAST et du Nigeria influencent le comportement des territoire d’outre_mer d’ AFRIQUE .


Par Riwill Pafé, Fouda Nguini.



HISTOIRE GENERALE DE L’AFRIQUE NOIRE DE MADAGASCAR ET DES ARCHIPELS. SOUS LA DIRECTION D’HUBERT DESCHAMPS
TOME II DE 1800 A NOS JOURS. PARIS, PUF, 1972.


Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l’Afrique est animée par le processus de décolonisation. Ainsi en Octobre 1945, avaient eu lieu en AOF les élections à la constituante française où six africains étaient élus : Lamine Gueye et Senghor au Sénégal, Yacine Diallo en Guinée, Fily Labo Cissako au Soudan, Houphouët Boigny en Côte d’Ivoire, Apithy au Dahomey. Alors, les quatre premiers s’inscrivent au parti socialiste et les deux autres s’apparentaient au communisme. Ces nationalistes africains ont joué le rôle dans l’élargissement du corps électoral grâce à l’action des parlementaires africains et pour l’accroissement de la représentation parlementaire. En 1954, on aura pour le compte de l’A.O.F 21 Députés. De leur côté, les nationaliste d’obédience communiste oeuvraient
aussi pour le compte de la décolonisation. Ainsi ils convoqueront le 18 octobre 1946 un congrès à Bamako. A l’issue de ce congrès, fut créé le Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Ce parti nationaliste africain de l’AOF va s’activer à réclamer l’égalité complète, ceci en attaquant « les trusts » et « la réaction » et proclamait son attachement à une « union librement consentie » avec la France. Ainsi, on constate au départ que les nationalistes africains de l’AOF étaient pour une union libre, sans contrainte avec la France. Ainsi en 1950, on remarquera le déclenchement des troubles en Côte-d’Ivoire, qui furent réprimés par le Sang alors, Houphouët sentit que l’alliance communiste lui faisait perdre à la fois l’audience de l’Assemblée et ses moyens d’action sur le pays. Ainsi en 1951, des élections organisées, à l’origine furent de l’effondrement du RDA. Un groupement nouveau vu le jour : les Indépendances d’Outre Mer (IOM) qui avait pour chef Lamine Gueye. Par la suite, Houphouët, au début de l’année 1995 avait abandonné les communistes pour faire alliance avec le ministre de la France d’Outre Mer du nom de Mitterand. Boigny eut sept sièges aux élections et devint le ministre dans le cabinet de Mollet. En effet, en 1956, avaient été créées des municipalités élues dans les principales villes. Ainsi, le 31 mars 1957 furent organisées des élections des assemblées territoriales qui furent une victoire pour le RDA.
En Côte-d’ivoire, il enlevait la totalité, de sièges, en Guinée et au Soudan la quasi-totalité, en Haute Volta la majorité au Niger un tiers. Les IOM devenus « convention », l’emportèrent au Sénégal. Sékou Touré chef de la gauche syndicaliste du RDA durerait Vice-président. Apithy l’était au Dahomey Mamadou Dia au Sénégal. Vu la montée des nationalistes africaines, il en est sûr qu’ils étaient décidés de prendre en main le destin de leur continent, et de faire partir les européens. On constate que les partis africains s’étaient emparés des partis français. Aussi réalise-t-on qu’une évolution était en marche, non encore vers les indépendances, mais vers le fédéralisme.
En effet, en septembre 1957, le RDA tenait son congrès à Bamako, Houphouët -Boigny eut du mal à faire accepter la loi-cadre en la présentant comme l’antichambre du fédéralisme. De Mars à Avril 1957, un congrès fusionnait la convention et les socialistes sous le nom de Parti du Regroupement Africain (PRA) avec un projet de confédération ouvrant la voie à l’indépendance.
Toutefois, on remarque que le PRA et le RDA n’avaient pu se joindre pour des raisons de personnes et des divergences sur le maintien de l’A.O.F. Mais l’unanimité était faite sur le remplacement de la constitution et la transformation des territoires en République.
Cependant, on remarque qu’avec l’arrivée au pouvoir en 1958 du général de Gaulle, la question politique africaine est tout à fait mûre. Alors on aura la dislocation de l’AOF en plusieurs Etats. Ainsi, en 1958, le Togo organisa de nouvelles élections qui donnèrent la majorité au comité d’Union Togolaise (C.U.T), en Chef Sylvanus Olympio devait premier ministre et négocia l’indépendance. Au Sénégal, c’est Senghor qui mènera le pays à l’indépendance, au Niger.
En ce qui concerne l’AEF, il faut préciser que les prémices de la décolonisation française remontent au lendemain de la dgm. Ainsi, la loi cadre du 23 juin 1956 marqua un pas décisif vers l’autonomie en accordant le suffrage universel et en créant des conseils de fonctionnement. Il faut donc remarquer que les colons en créant des assemblées, savaient à l’avance le sort qui leur était réservé c'est-à-dire le départ de l’Afrique. Dans tous les pays, la genèse des mouvements nationalistes fut inséparable de soubresauts ethniques qui connurent souvent des formes aiguës. Ainsi, on note que le Cameroun ne s’était contenté d’attendre passivement l’indépendance. Le mouvement insurrectionnel populaire fut précocement guidé par l’UPC qui cristallisa les revendications des évolués. Ce mouvement était affilié dès 1979 au RDA et Um Nyobe, son leader sut donner à la fois une idéologie (marxiste), un but (indépendance et réunification) et des moyens d’action. Cependant, il est à noter que Um Nyobe ne put à mener à terme son action car son parti fut dissout en 1955 et lui-même meurt en 1958. A contrario, le coups-Kinshasa, où la puissance s’opposa tardivement à toute concession. Au Gabon, on avait deux grandes personnalité, toute es deux issus de la même ethnie : Fang : Jean-Hilaire Aubame et Léon Mba qui forma dès 1954 le bloc démocratique gabonais affilié au RDA. C’est ce dernier qui mena le pays à l’indépendance et devint président de la République.


Par Riwill Pafé et Fouda Nguini !!!

PHYLLIS M. MARTIN, PATRICK O’MEARA, AFRICA
Second Edition, Indiana University Press, 1986.

Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, on assiste à un vaste mouvement de revendication nationaliste en Afrique. Celui-ci aboutit à l’effondrement des empires coloniaux de l’Afrique noire où la Grande Bretagne s’était taillée un vaste domaine.
La décolonisation s’est faite en douceur en Afrique Occidentale mais, de manière violente et sanglante en Afrique Orientale et australe. L’Afrique noire francophone n’échappe pas au vent de la décolonisation. Les territoires français y étaient groupés en deux grands groupes ; l’Afrique Equatoriale française (AOF). Les colonies Belges, portugaises et espagnoles d’Afrique n’échappent non plus à ce qui était considéré à l’époque comme un effet de mode : la décolonisation.
Le territoire Belge, l’accession à l’indépendance s’est faite dans la précipitation et la confusion. Dans les territoires portugais, elle a été tardive et sanglante alors que dans les territoires espagnols, elle fut tardive mais pacifique.
En Afrique Occidentale, la grande Bretagne avait colonisé la Gambie, la Sierra Leone, la Gold Coast et le Nigeria, en Afrique Orientale, le Zanzibar, le Kenya, l’Ouganda, la Tanganyika et en Afrique Australe la Rhodésie du Nord et la Rhodésie du Sud. Devant les revendications nationalistes, elle répond par des réformes constitutionnelles pour initier les Africains à la vie politique afin de les préparer à assumer l’autonomie qui leur sera accordée. Les premières oppositions à l’ordre colonial étaient bien sur les sociétés traditionnelles africaines. Le nationalisme africain a eu déférentes caractéristiques pendant els étapes de l‘histoire. Après lapgm, le nationalisme africain avait pour but de redonner aux africains leur dignité après plusieurs siècles d’humiliation sous la traite négrière, l’esclavage et pendant la période coloniale. Après la DGM, ils manifestent le désir de créer des états et nations afin de redorer le passé glorieux des africains. Le rôle des partis politiques et associations, des divers congrès panafricains, le rôle des Nations-Unies, des supers puissances, la crise de Suez de 1856 et l’Indépendance de l’Inde en 1947 vont accélérer les mouvements nationalistes. Le nationalisme voit le jour avant la DGM au sein des associations culturelles, professionnels et tribales qui réclamant une participation aux affaires publiques.

C’est seulement à la fin de la guerre qui seront créés les grands partis politiques mais sur la base ethnique. Ainsi, en 1944, Nnandi Azikiwe fonde le National council of Nigeria and Cameroon le parti des Ibo. En 1949, Bafami Awolowo fonde l’Action group afin de défendre les intérêts des Yorouba, la même année Aboubacar Tafewa Belewa fonde le Nothern People’s Congress qui réunit les Haoussa et Peul. En Gold Coast, le Dr. J.B. Danquah fonde le United Gold Coast Convention (U.G.C.C.) avec comme secrétaire Kwame Nkumah pour plus d’action directe ce dernier crée son propre parti la Convention people’s Parti en 1949. Ces actions portaient sur des protestations contre la constitution de Burns en procédant par des sit-ins, des grèves, des boycotts des boutiques européennes tout ceci lui coûta la prison un an après, il sera relâché. Plusieurs reformes sont en vue telles que des élections, l’Africanisation des services. La Gold Coast obtient son indépendance en 1957 avec Nkrumah comme Premier Ministre. Le gouvernement de Richards accorde au Nigeria en 1945, une constitution, celle-ci dote le pays d’un conseil législatif où les chefs traditionnels ont un rôle consultatif, elle sera remplacée en 1951 par la constitution Macpherson. Elle établit le suffrage universel, divise le pays en 3 régions ayant chacune une assemblée élue et un conseil consultatif. Le Nord du Nigeria retarda l’indépendance à cause de sa sous scolarisation. Craignant que les intellectuels du Sud s’accaparent des poste essentiels, la constitution lyttleton de 1953 remplaça celle de 1951. Celle-ci accentue la structure fédérale, le Nigeria devient une fédération de 3 Etats. L’indépendance est proclamée avec Aboubacar Tafewa Balewa le Premier ministre et Nnandi Azikiwe comme gouverneur général en 1960.
La décolonisation a été violente au Kenya à cause de la présence des colons blancs hostiles au transfert de responsabilités politiques aux africains, et qui se sont interposés entre Londres et le Kenya. Des millions d’Européens se sont installés au Kenya arrachant par la même occasion toutes les bonnes terres aux agriculteurs kikuyu et aux pasteurs Masai, ensuite, ils les ont parqués dans les réserves où pour survivre, ils sont obligés d’aller travailler comme des ouvriers agricoles chez les européens. Les Kikuyu se sont organisés, sous l’impulsion de Jomo Kenyatta au sein de la Kikuyu central association. En 1949, ils fondent un parti politique : le Kenyan African Union.
Les lois Lamine Gueye du Sénégal et d’Houphouët Boigny de Côte- d’Ivoire de 1946, la première accordait la citoyenneté aux populations des colonies tandis que la 2ème supprimait les travaux forcés dans les colonies. La loi cadre Gaston Deffère votée en 1956 de gouvernement accordait l’autonomie interne aux colonies.
La communauté Franco -africaine créée en 1958, regroupait librement la France et ses colonies. Celles-ci géraient leurs affaires intérieures tandis que la France s’ occupait des affaires étrangères, de la défense, de la monnaie et de la justice. Le 28 septembre 1958, le référendum est organisé pour permettre aux populations de dire s’ils étaient d’accord ou non pour l’adhésion à la communauté. Seule, la Guinée de Sékou Touré vota non. Le résultat déplut la France qui lui accorda précipitamment l’indépendance le 20 octobre 1958.
Au Congo, la vie politique est dominée jusqu’en 1956 par le parti progressif congolais de Félix Tchikaya, relayé par l’Union démocratique de défense des intérêts africains de l’Abbé Fulbert Youlou. Au Tchad, nous avons le parti progressif de Gabriel Liselte et celui d’ Ahmed Keulamala. En Oubangui Chari, Barthelemy Boganda crée le mouvement d’évolution sociale de l’Afrique Noire. Au Gabon, Léon M’BA fonde le mouvement mixte franco-gabonais en 1946, Jean Hilaire Obame, l’Union démocratique et sociale gabonaise tous obtiennent leurs indépendances en 1960.
Dès 1952, les congolais manifestent leur volonté d’accéder à une vie politique autonome en même temps, les catholiques et les socialistes Belges plaident pour l’évolution du Congo. La Belgique va cependant renoncer au paternalisme qui voulait que les congolais soient considérés comme leurs enfants, et entreprendre un certain nombre de reformes telles que l’autorisation pour la création des partis politiques. L’Association ethnique des Bakongo de Kassavubu, les africains sont intégrés dans l’administration et dans la gestion des communes en 1958. Sous la pression des nationalistes doublées par la désobéissance civile, le Roi Bandouin convoqua une table ronde à Bruxelles en janvier 1960 où l’indépendance fut fixée le 30 juin 1960. Avec la majorité relative obtenue aux élections de mai 1960, par le mouvement nationaliste congolais de Lumumba. Des négociations furent entreprises les quelles ont abouti à un gouvernement bicéphal avec Kassavubu comme président et Lumumba comme Premier Ministre. L’exaltation de l’œuvre de la Belgique au Congo lors du discours de proclamation de l’indépendance du Roi Belge a poussé Lumumba à une dure réplique qui avait inquiété les puissances capitalistes qui avaient de gros intérêts dans ce pays. Ces puissances vont ainsi entreprendre de manœuvre de déstabilisation en suscitant la guère civile avec la sécession de la province minière du Katanga. Ceci aboutit à l’assassinat de Lumumba en février 1961.
Sous le règne d’Antonio de Oliveira Zalazar, le Portugal déclarait que les colonies n’étaient pas destinées à l’indépendance mais, à devenir des provinces portugaises. Les nationalistes vont ainsi prendre les armes pour conquérir l’indépendance. La résistance armée commence en 1961. Une faction des militaires hostiles à la poursuite des guerres coloniales renverse le Président portugais Gaetamo en 1968. L’Angola obtient son indépendance en novembre 1975 mais le nouvel Etat nait dans la guerre civile car, l’Union National pour l’Indépendance totale de l’Angola de Jonas Savimbi, soutenu par les USA et l’Afrique du Sud continue à s’opposer au pouvoir central appuyé par l’URSS et le Cuba inscrivant l’indépendance dans le contexte de la guerre froide.
Jusqu’en 1960, l’Espagne cherchait à consolider sa politique d’assimilation sur la Guinée. Le mouvement pour l’unité de la Guinée Equatoriale et le Mouvement de libération de la Guinée Equatoriale s’organisent et revendiquent l’indépendance. Celle-ci est proclamée en Octobre 1968 avec Francisco Macias NGUEMA comme Président.

Par Riwill Pafé et Fouda Nguini !!!


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