
Le ministère de la Santé édite un dépliant de recommandations pour le grand public :
lundi 18 mars 2002, 19h14
PARIS (AP) -- Les téléphones portables inspirent toujours la méfiance. En attendant de savoir si leur utilisation présente un risque réel, le ministère de la Santé préfère rester prudent et va donc mettre dans les prochains jours à la disposition du grand public un dépliant d'information sur le bon usage du mobile.
Le dépliant prodigue quatre conseils simples. Tout d'abord, il faut éviter les conversations ''inutiles ou trop longues'' pour limiter le temps d'exposition aux radiofréquences. Mieux vaut aussi ne pas téléphoner lorsqu'on se déplace, à pied ou en train, ou dans les zones de mauvaise réception (voitures, ascenseurs, parkings), car le téléphone augmente sa puissance à ces moments-là. En revanche, le dépliant note que les dispositifs dits ''antiradiations ou bio protecteurs'' n'ont ''pas fait la preuve de leur efficacité''.
Enfin, il convient d'éloigner le portable des zones sensibles du corps, génitales pour les adolescents, péri ombilicales pour les femmes enceintes, et d'une manière générale de la tête, en utilisant par exemple un kit piéton. Les experts mettent aussi en garde les ''personnes portant un implant électronique (pacemaker, pompe à insuline, neurostimulateur...).
En conclusion, le dépliant souligne néanmoins que les études scientifiques ne permettent pas pour l'heure de conclure à une augmentation des risques de cancer au niveau des zones exposées, notamment la tête et la nuque, mais aussi les reins (portables dans la poche et à la ceinture). Par ailleurs, les téléphones mobiles ne permettent pas d'observer d'effets thermiques.
Reste que les études en cours ''sont imparfaites, parce qu'elles manquent de recul'', a reconnu lundi sur France-2, l'ex ministre délégué à la Santé, Bernard Kouchner. ''On veut savoir si c'est dangereux pour la tête, les testicules, les implantations cardiaques. Dans ces cas, il vaut mieux s'en méfier'', a-t-il ajouté.
Et par mesure de précaution, ''on ne veut pas que soient installés des relais à proximité des crèches, des écoles, des hôpitaux, il faut des autorisations pour cela'', a ajouté Bernard Kouchner. ''Il faut qu'on se soucie d'un peu de civisme avant de savoir si c'est dangereux''. |
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